Soucieux de l’avenir et du développement de la ville de Beni, Clovis Mutsuva, un citoyen engagé, a pris une initiative citoyenne forte en interpellant trois acteurs clés impliqués dans la gestion de la taxe conventionnelle sur les produits pétroliers, un fonds censé contribuer au développement des infrastructures routières locales.

Une lettre au gouverneur du Nord-Kivu

Dans une première correspondance adressée au gouverneur de la province du Nord-Kivu, le général Evariste Somo, Mutsuva a exprimé son inquiétude face à l’utilisation peu transparente de la taxe conventionnelle sur les produits pétroliers.

« Introduite en 2016, cette taxe est directement prélevée sur les poches des citoyens de Beni, avec pour objectif affiché la construction de routes dans la ville. Pourtant, en près de dix ans, Beni n’aurait bénéficié que de moins d’un kilomètre asphalté », indique Clovis Mutsuva

Ce citoyen engagé, appelle donc l’autorité provinciale à se pencher sérieusement sur ce dossier et à veiller à l’affectation effective des fonds dans des projets visibles et impactants.

Transparence exigée auprès de la FEC/Beni

La deuxième lettre a été adressée à la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), section de Beni, un acteur central dans la chaîne de gestion de cette taxe. Clovis Mutsuva y exige des réponses claires : « combien a-t-on collecté depuis 2016 ? Quel est le solde actuel ? Quelles infrastructures ont été réalisées ou réhabilitées grâce à ces fonds ? » À travers cette démarche, il appelle à un devoir de redevabilité vis-à-vis de la population.

Encouragement et attentes envers la société SSV/SARL

Enfin, dans une troisième correspondance, Clovis Mutsuva s’adresse à la société SSV/SARL, actuellement engagée dans des travaux sur la rue Jumlani, au quartier Malepe dans la ville de Beni. Tout en saluant la qualité du travail en cours, qu’il juge supérieure à d’autres réalisations dans la région, il encourage l’entreprise à poursuivre l’asphaltage de cette route et à s’attaquer rapidement à d’autres axes prioritaires de la ville.

À travers ces correspondances, Clovis Mutsuva incarne la voix d’un citoyen qui refuse la résignation et qui croit en un développement participatif, transparent et orienté vers l’intérêt collectif. Sa démarche interpelle et invite chacun, autorité comme entreprise, à rendre des comptes et à s’impliquer pour un avenir meilleur pour la ville de Beni.

 

Gires Kasongo