Le député national Crispin Mbindule est sorti de son silence mercredi 13 mai pour dénoncer ce qu’il qualifie de pressions politiques exercées contre lui après ses déclarations en faveur de la révision de la Constitution en République démocratique du Congo.

Lors d’un échange avec la presse à Butembo, l’élu a vivement critiqué une supposée lettre attribuée au gouverneur militaire du Nord-Kivu, demandant aux services de renseignements d’ouvrir des investigations contre lui pour des faits liés à un prétendu trouble à l’ordre public.

Pour Crispin Mbindule, cette démarche vise à intimider les acteurs politiques qui soutiennent le changement de la Constitution dans l’Est du pays.

« Je ne céderai ni aux pressions ni aux accusations infondées », a déclaré le député, estimant que les accusations portées contre lui sont politiquement motivées.

Selon lui, son passage à Butembo avait pour objectif de sensibiliser la population sur les enjeux du débat constitutionnel. Il affirme avoir participé à plusieurs émissions diffusées sur des radios locales afin d’expliquer sa position.

Le député estime que les opinions divergentes doivent être respectées dans un État démocratique. Il invite ainsi le gouverneur militaire à accepter un débat public au lieu de recourir, selon lui, aux services de renseignements.

« Lui, il est contre la révision de la Constitution, c’est son droit. Moi aussi, j’ai le droit de défendre mes idées », a-t-il insisté.

Le président du groupe parlementaire « Le Peuple d’Abord » a également rejeté les accusations faisant état d’un soutien aux groupes armés. Il explique que l’aide qu’il apporte aux militaires FARDC et aux wazalendo s’inscrit dans le cadre du soutien aux combattants engagés contre les groupes armés dans l’Est de la RDC.

Le député national élu de Butembo appelle enfin au respect des libertés publiques et au maintien d’un climat politique apaisé autour du débat sur la révision constitutionnelle.

Gires Kasongo