Le député provincial Élie Mbafumoja, membre de la commission ad hoc chargée de la clarification des limites du Parc national des Virunga, a exprimé son désaccord avec le rapport remis, vendredi 17 juillet 2026, au gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste. Prenant la parole après la présentation du document, l’élu a indiqué n’avoir pas été associé à son élaboration, estimant que la commission n’a pas respecté le mandat qui lui avait été confié.
Selon Élie Mbafumoja, le rapport présenté ne reflète pas les échanges auxquels tous les membres de la commission étaient censés prendre part. Il a affirmé que son exclusion du processus de rédaction constitue une entorse au fonctionnement de la commission et justifie sa contestation des conclusions formulées.
Réagissant à ces déclarations, le président de la commission, le magistrat Gustave Mayila, a rejeté ces accusations. Il a expliqué que le député provincial avait quitté les travaux de son propre chef, invoquant un sentiment de « non-considération ». D’après lui, la commission a poursuivi sa mission conformément aux règles de fonctionnement, et le rapport a finalement été adopté à la majorité des membres, Élie Mbafumoja étant le seul à ne pas y souscrire.
Malgré cette divergence, le député provincial s’est déclaré rassuré par la position du gouverneur militaire du Nord-Kivu. Il a salué l’engagement du général-major Somo Kakule Evariste à transmettre les conclusions du rapport à l’Assemblée nationale tout en tenant compte des réserves exprimées par les parties concernées, afin de parvenir à une solution durable.
« J’ai contesté le rapport, mais je salue la sagesse du gouverneur qui m’a vraiment apaisé. Il a promis de canaliser les conclusions à l’Assemblée nationale et nous pensons que la loi qui sera votée va apaiser les tensions », a déclaré Élie Mbafumoja.
La commission ad hoc avait été mise en place pour clarifier les limites du Parc national des Virunga, dans un contexte marqué par des conflits récurrents entre les communautés riveraines et les gestionnaires de cette aire protégée. Dans son rapport, elle recommande notamment la révision de la loi portant création du parc, qu’elle juge inadaptée aux réalités actuelles, une réforme qui relève de la compétence du Parlement.
Gires Kasongo
