Le président de l’Union des musiciens de Beni, Joël Bahyana, est monté au créneau samedi 09 mai 2026 au cours d’une conférence de presse organisée en ville de Beni, au Nord-Kivu, afin de répondre aux rumeurs faisant état d’une prétendue vente des instruments offerts à son organisation.
Face aux journalistes, Joël Bahyana a dénoncé ce qu’il qualifie de « campagne d’intoxication » relayée sur les réseaux sociaux autour de la gestion des équipements reçus comme don d’un sénateur au profit de l’Union des musiciens de Beni.
« Je le dis avec toute la fermeté possible que ces accusations sont totalement fausses et reposent sur des informations déformées et sans fondement », a-t-il déclaré.
Joël Bahyana a tenu à préciser que ces équipements n’appartiennent ni à l’État congolais, ni au ministère de la Culture, encore moins à une structure communautaire ouverte au public. Selon lui, il s’agit d’un don destiné exclusivement à l’Union des musiciens de Beni, une association légalement organisée avec ses membres, ses règles et son statut.
Pour Joël Bahyana, cette précision est importante afin d’éviter toute confusion dans l’opinion publique. Il a expliqué que les instruments sont gérés dans un cadre organisationnel précis et que leur utilisation répond à une logique structurée et responsable.
« Bien entendu, lors de certaines activités, la communauté peut en bénéficier indirectement. Cependant, bénéficier ne signifie pas posséder », a-t-il insisté.
Au cours de cette rencontre avec la presse, le président de l’Union des musiciens de Beni n’a pas caché son indignation face à ce qu’il considère comme des attaques visant à ternir l’image du secteur culturel local. Il a accusé certains internautes et acteurs mal intentionnés de chercher à freiner l’évolution de la culture à Beni.
« La haine, la jalousie et la manipulation ne construiront jamais Beni. Notre ville a besoin de maturité, d’exigence et d’un véritable esprit de développement », a-t-il martelé.
Joël Bahyana estime que ces équipements constituent une première étape dans le processus de renforcement et de financement du secteur culturel dans la région. Il affirme que son organisation entend gérer ce patrimoine avec sérieux et transparence.
Pour dissiper davantage les soupçons, il a également révélé qu’une partie des équipements est actuellement conservée dans un dépôt, tandis que d’autres sont utilisés lors des activités culturelles et religieuses à Beni.
Tout en se disant ouvert à toute démarche constructive ou à toute personne souhaitant obtenir des éclaircissements de bonne foi, Joël Bahyana a indiqué que son organisation ne répondra plus aux accusations « sans fondement ». Il a enfin appelé la population de Beni à faire preuve de discernement et à éviter la propagation des informations non vérifiées sur les réseaux sociaux.
Gires Kasongo
