Un atelier de validation et de concertation des acteurs œuvrant dans la construction et la consolidation de la paix s’est ouvert mardi 9 juin à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cette rencontre de deux jours est organisée dans le cadre du projet « Soutien à la médiation pour la résilience et la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (Phase 2) », mis en œuvre pour accompagner les initiatives de paix dans une région marquée par des conflits armés récurrents.

L’atelier réunit des représentants des organisations de la société civile, des services étatiques ainsi que d’autres structures impliquées dans les efforts de pacification. Les participants sont appelés à identifier leurs domaines d’intervention, les objectifs poursuivis et les résultats attendus, en vue de mettre en place un cadre de concertation favorisant la coordination et la complémentarité des actions sur le terrain.

Pour les organisateurs, cette démarche répond à la nécessité d’éviter les chevauchements dans les interventions et de renforcer l’efficacité des initiatives de paix menées dans la province. Elle vise également à créer un espace d’échange permanent entre les différents acteurs engagés dans la prévention des conflits, la médiation communautaire, la cohésion sociale et la résilience des populations affectées par l’insécurité.

Selon Gédéon Kasereka, coordonnateur de la Cellule d’appui à la pacification du Nord-Kivu, la rencontre doit permettre aux organisations présentes de mieux se connaître et de partager leurs expériences afin de construire une vision commune de la paix dans la province.

«Nous avons organisé cette réunion avec les acteurs de la société civile ainsi que les structures publiques qui interviennent dans la thématique de la pacification. L’objectif est de savoir qui fait quoi, où, avec quels objectifs et pour quels résultats. Nous voulons mettre en place un cadre de concertation qui nous permette de travailler dans la complémentarité et d’élaborer un plan intégré», a-t-il expliqué.

Il a rappelé que le Nord-Kivu continue de faire face à de nombreux défis sécuritaires liés à l’activisme des groupes armés. Dans ce contexte, a-t-il souligné, les opérations militaires demeurent importantes, mais elles doivent être accompagnées d’actions civiles capables de consolider durablement la paix au sein des communautés.

«La paix ne se décrète pas uniquement par la force militaire. À côté des opérations menées par les FARDC et leurs partenaires, il est nécessaire que les initiatives civiles soient mises à contribution. Pendant que l’armée traque les groupes armés, les acteurs civils doivent travailler à renforcer la cohésion sociale, le dialogue et la résilience des communautés», a ajouté Gédéon Kasereka.

À l’issue de cet atelier, les participants devraient valider un cadre de concertation et définir des mécanismes de collaboration destinés à améliorer l’impact des actions de paix dans les différentes zones affectées par les conflits au Nord-Kivu. Les organisateurs espèrent ainsi contribuer à une meilleure coordination des efforts en faveur de la stabilité et du vivre-ensemble dans la province.

Gires Kasongo