Les Casques bleus du contingent jordanien de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont mené, jeudi 30 juillet, une délicate opération de sauvetage dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Leur intervention a permis d’évacuer vers Beni deux survivants du crash d’un avion-cargo privé et de rapatrier le corps du copilote décédé lors de l’accident.

L’appareil de la compagnie Tracep Congo Aviation, un avion-cargo de type LET L-410, s’était écrasé le 24 juillet dernier dans une zone forestière isolée. Les causes de l’accident restent à déterminer et font toujours l’objet d’une enquête.

L’opération de secours, conduite par l’Unité d’aviation jordanienne de la MONUSCO, a mobilisé des pilotes, des médecins, des officiers de sécurité ainsi que plusieurs membres d’équipage. Les équipes ont dû faire face à un terrain particulièrement difficile, marqué par une forêt dense, des conditions météorologiques changeantes et des informations de géolocalisation imprécises.

Le lieutenant-colonel Yousef Dararjeh, qui a participé à cette mission, a expliqué que les secouristes ont dû recourir à d’autres moyens de repérage après avoir constaté que les premières coordonnées reçues ne correspondaient pas au lieu où se trouvaient les survivants. Ces derniers ont finalement été localisés à près de huit kilomètres de l’épave, dans une région enclavée située à plus de 200 kilomètres de l’aéroport de Beni-Mavivi.

À leur arrivée, les équipes de la MONUSCO ont découvert le corps sans vie du copilote ainsi que deux survivants nécessitant une évacuation médicale urgente. Tous deux ont été transportés par hélicoptère jusqu’à Beni, où ils ont été pris en charge dans une structure sanitaire après avoir reçu les premiers soins durant le vol.

Selon la compagnie Tracep Congo Aviation et la Régie des voies aériennes (RVA), l’avion avait décollé de Beni-Mavivi le 24 juillet à destination de Kachungu, dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu. Il transportait trois personnes et environ deux tonnes de marchandises. Quelques minutes après le décollage, le pilote aurait signalé une panne moteur avant que tout contact radio ne soit perdu.

La famille du copilote décédé a salué l’intervention de la MONUSCO, estimant qu’elle met fin à plusieurs jours d’angoisse et lui permettra d’organiser les funérailles de son proche. La direction de Tracep Congo Aviation a également exprimé sa reconnaissance envers les Casques bleus jordaniens, soulignant que le rapatriement du corps aurait été quasiment impossible sans leur appui, en raison de l’isolement de la zone et de l’insécurité qui y règne.

Gires Kasongo