Les jeunes notables, groupes de pression et mouvements citoyens du Nord-Kivu se sont prononcés mardi 09 septembre sur la grève des cadres et agents des antennes territoriales du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS). Dans une déclaration rendue publique à Beni, ils ont exprimé leur solidarité avec les grévistes et appelé les autorités à intervenir rapidement pour trouver une solution.
Selon le texte, ces agents et cadres n’ont perçu ni salaire, ni prime, ni avantage social depuis leur engagement en octobre 2022, soit plus de 35 mois maintenant. Les jeunes notables qualifient cette situation de traitement cruel, inhumain et dégradant, rappelant que ce programme est sensible et rattaché à la présidence de la République.
Ils mettent en garde contre les conséquences sécuritaires potentielles de cette grève, en particulier dans le contexte actuel du Nord et du Sud-Kivu, où l’instabilité reste préoccupante. La déclaration souligne que paralyser les activités du P-DDRCS pourrait compromettre le désarmement, la réinsertion et la réintégration des ex-combattants.
Les jeunes notables appellent donc les autorités politico-administratives à tous les niveaux, ainsi que le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, à dialoguer avec les grévistes et à rapporter la situation au Chef de l’État pour une réponse urgente et responsable.
Par ailleurs, ils invitent le Président de la République, le Comité de pilotage du P-DDRC-S, les Présidents du Parlement, la Première ministre et le Vice-Premiers ministres de l’Intérieur et de la Défense à s’impliquer dans cette question sensible afin d’éviter que l’ennemi de la République n’en profite.
Les jeunes notables précisent que si aucune réponse n’est apportée dans les 72 heures à compter de cette déclaration, ils se réservent le droit de mener des actions de plus grande envergure pour soutenir les revendications légitimes des cadres et agents du P-DDRCS.
Gires Kasongo
