À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, marquée chaque 3 mai, les professionnels des médias du Nord-Kivu ont organisé une série d’activités à Beni, traduisant leur engagement en faveur d’un journalisme responsable et résilient dans un contexte sécuritaire complexe.
Les activités ont débuté dimanche 3 mai par une marche de santé réunissant les chevaliers de la plume et du micro. Le point de départ a été fixé à la mairie de Beni, pour s’achever à Boikene, à environ cinq kilomètres du centre-ville, où sont provisoirement installées les institutions provinciales du Nord-Kivu.
À travers cette initiative, les journalistes ont exprimé leur détermination à poursuivre leur mission d’informer, malgré les multiples défis auxquels ils sont confrontés dans la région.
Dans une volonté de réaffirmer son engagement en faveur de la presse locale, le gouverneur du Nord-Kivu, le Général-Major Evariste Somo Kakule, s’est personnellement impliqué dans l’organisation de ces activités. Son appui, notamment financier, a été salué par les professionnels des médias, qui y voient un geste fort en faveur de la liberté de la presse.
Cette contribution, qualifiée de « précieuse enveloppe », a permis d’accompagner les activités organisées aussi bien à Beni qu’à Butembo, dans un esprit de reconnaissance du rôle crucial des journalistes dans la société.
Le gouverneur a également annoncé sa participation à la conférence de presse prévue ce lundi 4 mai 2026, preuve supplémentaire de son intérêt pour les enjeux du secteur médiatique.
Au niveau local, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a placé cette célébration sous le thème : « Le rôle du journaliste dans la promotion de la paix et le développement ». À l’échelle provinciale, le thème retenu est : « Entre pressions et passion : le journalisme au Nord-Kivu, une vocation debout pour la paix ».
Les activités se poursuivront lundi 4 mai avec une conférence prévue dans la salle Universelle BIS (Mufunza Bayengo), à partir de 13 heures. Cette rencontre constituera un cadre d’échanges entre autorités, journalistes et acteurs de la société civile autour des enjeux liés à la liberté de la presse.
Gires Kasongo
