À Kasindi, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), plus de 15 000 personnes déplacées internes, dont 5 000 femmes et 1 750 enfants, survivent dans des conditions extrêmement précaires après avoir fui les violences armées dans les zones sous contrôle du M23 et des ADF.

Accueillis par des familles déjà fragilisées, ces déplacés vivent sans assistance humanitaire significative depuis plus d’une année. Une situation critique qui perdure depuis 2025, malgré les nombreuses alertes lancées par les organisations de la société civile.

Contacté jeudi 9 avril 2026, Aimé Mukanda Mbusa, défenseur des droits humains, dresse un constat alarmant : « Depuis janvier 2025, aucune aide humanitaire n’a été apportée à ces populations », dénonce-t-il.

L’absence de réponse des autorités et des partenaires humanitaires face à cette crise aggrave la vulnérabilité des déplacés, désormais exposés à la faim, aux maladies et à des conditions de vie indignes.

Face à cette urgence, Aimé Mukanda appelle à une mobilisation immédiate du gouvernement central, des partenaires internationaux et du système des Nations Unies. Il plaide pour une assistance humanitaire adaptée et durable afin de répondre aux besoins essentiels de ces populations en détresse.

Craignant une aggravation rapide de la situation, il insiste également sur l’ouverture urgente d’un couloir humanitaire, qu’il estime indissociable de la réouverture de l’aéroport de Goma, afin de permettre l’acheminement rapide et sécurisé de l’aide humanitaire.

Don de Dieu Mbavu