Des combattants présumés des ADF ont mené, dans la soirée du mardi 23 juin 2026, une incursion dans les localités de Sakomi et Mapiki, situées à l’est de Tenambo, dans la ville d’Oïcha, en territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les assaillants se seraient répartis en petits groupes afin de s’infiltrer discrètement dans la zone après avoir contourné certaines positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Des sources locales indiquent que les rebelles ont proféré des menaces à l’encontre des habitants avant d’emporter quelques bêtes, notamment des chèvres et un mouton appartenant à un résident de la place.
Aucun décès n’a toutefois été enregistré lors de cette incursion.
Un habitant ayant échappé aux assaillants affirme que ces derniers semblaient être à la recherche de vivres. D’autres témoins rapportent qu’ils s’exprimaient en plusieurs langues, notamment en kiswahili, en kinande et en lingala. Certains auraient même déclaré être venus sensibiliser la population au paiement de jetons liés à l’exploitation des champs et des parcelles.
L’intervention rapide des FARDC et des services de sécurité a permis de mettre en échec cette tentative d’infiltration, selon plusieurs sources locales. Malgré cette riposte, la psychose s’est rapidement installée au sein de la population, poussant plusieurs ménages à se déplacer vers des zones jugées plus sûres.
Cette nouvelle alerte sécuritaire intervient quelques jours seulement après la libération d’un jeune garçon, Omari Biamungu, qui avait été enlevé lors de l’embuscade survenue dimanche dernier au PK13, sur l’axe Oïcha–Mbau.
Face à la persistance de la menace des groupes armés dans la région, les habitants appellent les autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires afin de prévenir de nouvelles incursions et de restaurer un climat de confiance au sein des communautés locales.
Gires Kasongo
