L’ancien président sénégalais Macky Sall a poursuivi sa campagne pour le poste de Secrétaire général des Nations unies en prenant part, jeudi 23 juillet, au débat entre les candidats organisé au siège de l’Organisation des Nations unies à New York par l’Assemblée générale.
Cette audition publique constitue une étape importante du processus de sélection, permettant aux candidats de présenter leur vision de l’avenir de l’ONU et de répondre aux attentes des États membres dans un contexte marqué par la multiplication des conflits, les crises climatiques, les difficultés économiques et les défis liés au développement.
Lors de son intervention, Macky Sall a défendu l’idée d’une profonde modernisation de l’institution. « J’ai partagé ma vision et mon ambition pour une ONU réformée et plus efficace, capable de mieux prendre en charge ses missions principales : la paix et la sécurité, les droits de l’homme et le développement », a-t-il déclaré. Pour l’ancien chef de l’État sénégalais, les Nations unies doivent adapter leur fonctionnement aux réalités du XXIe siècle afin de répondre plus efficacement aux attentes des populations et des États.
Cette prise de position intervient alors que l’ONU fait face à de nombreuses critiques sur sa capacité à prévenir ou résoudre plusieurs crises internationales. Les conflits armés en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, les tensions géopolitiques croissantes entre grandes puissances, ainsi que les difficultés à atteindre les Objectifs de développement durable, alimentent depuis plusieurs années les appels à une réforme de l’organisation, notamment de son Conseil de sécurité, dont la composition est jugée par plusieurs pays comme insuffisamment représentative des équilibres du monde actuel.
Pour convaincre les États membres, Macky Sall a également mis en avant son parcours politique et diplomatique. « J’ai également indiqué comment mon expérience de vie publique nationale et d’interaction à l’échelle africaine et internationale pourrait aider à relever les défis majeurs de notre temps, si les États membres me font confiance », a-t-il affirmé. Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024 et ancien président en exercice de l’Union africaine, il estime que son expérience dans la gestion des crises, la médiation et les négociations internationales constitue un atout pour diriger l’organisation.
La candidature de Macky Sall revêt également une dimension symbolique pour le continent africain. L’Afrique, qui représente près d’un tiers des États membres de l’ONU, plaide depuis longtemps pour une meilleure représentation dans les instances décisionnelles de l’organisation. L’éventuelle accession d’un ancien dirigeant africain au poste de Secrétaire général renforcerait la visibilité du continent au sein du système multilatéral, même si la désignation finale dépendra des recommandations du Conseil de sécurité puis du vote de l’Assemblée générale.
À travers cette audition publique, Macky Sall a cherché à convaincre la communauté internationale qu’une ONU plus réactive, plus représentative et davantage tournée vers les résultats est indispensable pour faire face aux défis mondiaux. Son plaidoyer s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir du multilatéralisme et sur la nécessité de renforcer la capacité de l’Organisation à préserver la paix, promouvoir les droits humains et accompagner le développement durable dans un environnement international de plus en plus complexe.
La Rédaction
