La deuxième audience du procès opposant l’ancienne ministre des Droits humains Marie-Ange Mushobekwa à l’administrateur de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Philémon Mambabwa, s’est tenue le jeudi 5 mars à la Cour militaire de Kinshasa.
Lors de cette audience, l’accusé, poursuivi pour avoir présumément ordonné la séquestration de deux fils de la députée nationale honoraire, dont l’un est mineur, s’est présenté à la barre, contrairement à la première audience où il était absent.
À l’issue de cette deuxième comparution, la partie plaignante s’est dite satisfaite de la décision de la Cour militaire de confirmer l’inculpation de Philémon Mambabwa pour torture et incitation des militaires à commettre des crimes.
Selon la plaignante, il s’agit «d’un grand pas vers la manifestation de la vérité» dans l’affaire Likulia/Mushobekwa contre Mambabwa.
Dans une communication faite après l’audience, Marie-Ange Mushobekwa a indiqué que les parties civiles, notamment les mères des victimes, étaient présentes à cette deuxième audience consacrée à cette affaire. Le prévenu s’est présenté à la barre aux côtés de deux autres accusés, parmi les sept policiers impliqués dans la séquestration, le ligotage et la torture présumée de ses enfants, Claudien et Christopher, ainsi que de leur ami Noa.
Par ailleurs, l’ancienne ministre des Droits humains a précisé que la prochaine audience, initialement tenue à la Cour militaire de Kinshasa-Gombe, se déroulera finalement à la Prison militaire de Ndolo le 12 mars prochain. Cette décision aurait été prise en raison de l’affluence du public, la salle de la Cour militaire étant devenue trop exiguë pour contenir toutes les personnes présentes.
Zéphyrin Amboka Pengume
