Le verdict de la Haute Cour militaire est loin de faire l’unanimité. Ce vendredi 21 février 2025, la justice a condamné la commissaire supérieure adjointe Carine Lokeso à 15 ans de servitude pénale pour son implication dans la mort de l’activiste démocrate Rossy Mukendi, tué en 2018. Une décision qui suscite l’indignation de son petit frère, qui estime que la peine prononcée ne reflète pas la gravité des faits.
Pour Arsène Yannick, la justice aurait dû tenir compte des intérêts civils de la famille. Il reproche à la Haute Cour militaire de ne pas avoir pris en compte leurs revendications financières et morales, en estimant à tort qu’ils ne s’étaient pas constitués partie civile selon la loi.
« Nous disons que la justice est loin d’être sortie de sa maladie,la Cour s’est permise de mettre en mal nos intérêts civils, la cour n’a pas tenu compte de nos intérêts civils et cela est contradictoire avec l’arrêt que la Cour militaire de Kinshasa Matété avait rendu. Pourquoi, parce que la haute cour a estimé qu’on ne s’était pas constitué partie civile conformément à la loi alors que c’est faux », déplore le petit frère de Rossy Mukendi

Dimanche 25 février 2018, Rossy Mukendi a été tué par balles a la clôture de l’église Saint-Benoît à Kinshasa, lors d’une manifestation organisée par les Comités laïcs de coordination (CLC) en République Démocratique du Congo, pour exiger la tenue des élections et le départ de Joseph Kabila au pouvoir alors que les forces de l’ordre réprimaient la manifestation. Sa mort avait suscité une indignation nationale et internationale, renforçant les critiques contre la répression des mouvements citoyens sous le régime de Kabila.
Ravanelly Ntumba
