La Commission électorale nationale indépendante a annoncé la prolongation du dépôt des candidatures qui était initialement fixé au 15 juillet. Une décision consécutive à la lenteur constatée, car plusieurs partis n’ont pas déposé les dossiers de candidatures de leurs membres.
Nombre de partis évoquent des obstacles liés entre autres au manque des moyens d’une part, mais aussi aux difficultés pour accéder aux Bureaux de réception et traitement des candidatures spécialement dans l’arrière pays où les voies de communication restent un souci majeur.
Une prolongation de 7 jours, c’est un ouff de soulagement pour les partis non encore en règle, tout en soulignant que ledit report pourrait évidemment affecter le calendrier électoral qui prévoit la tenue des scrutins le 20 décembre prochain.
Avec 900 partis politiques qui tous sont animés d’ambitions de participer aux scrutins de décembre prochain, l’Organisation des scrutins en République démocratique du Congo est un grand défi que la centrale électorale est appelé à relever.
Il faut noter que, les scrutins de décembre prochain donnent des signaux d’un rendez-vous très tendu quand on considère le durcissement du côté de l’opposition, notamment le numéro 1 de l’opposition, à savoir Martin Fayulu, qui, n’ayant pas obtenu satisfaction de ses revendications a déclaré de ne pays participer aux scrutins. Une décision qui aux yeux de plusieurs observateurs pourra mettre plus de pressions et tensions au 4e cycle électorale de la RDC.
Notons que, pour ces scrutins, le Président sortant Félix Tshisekedi va se représenter pour un deuxième mandat. Dans cette même course, il faut aussi citer Moïse Katumbi, président de »Ensemble pour la République, Delly Sessanga de « Envol « et Matata Ponyo dont les déboires judiciaires ne font que commencer, sans oublier Corneille Nangaa, ancien président de la CENI.
Jacques Amboka
