Dans un contexte politique déjà tendu, l’opposant Emery Okundji a vivement réagi, ce mercredi 27 mai, contre la proposition de loi portant organisation d’un référendum actuellement débattue à l’Assemblée nationale. Il accuse le pouvoir en place, qu’il désigne sous l’appellation de «régime Tshilombo», de s’engager dans une dynamique de violation délibérée de la Constitution.
S’exprimant dans une déclaration au ton particulièrement offensif, l’ancien député estime que le régime du président Félix Tshisekedi aurait, depuis son accession au pouvoir, gouverné en marge des textes fondamentaux de la République. Il affirme que «le régime actuel n’a jamais respecté la Constitution» et agit, selon lui, en contradiction avec les lois de la République.
Sur le fond du projet de loi en discussion, Emery Okundji dénonce une initiative qu’il juge contraire à l’ordre constitutionnel. Il soutient que le texte soumis au Parlement viserait à contourner la Constitution afin de servir des intérêts politiques, évoquant une tentative de «se cramponner au pouvoir en instaurant une dictature féroce».
Revenant sur le cadre juridique, l’opposant rappelle que la Constitution de la République démocratique du Congo encadre strictement le recours au référendum. Selon lui, celui-ci n’est autorisé que dans trois cas précis : la révision constitutionnelle conformément aux articles 219 et 220, le transfert de la capitale, ainsi que l’échange ou la jonction des territoires.
Dans une mise en garde adressée à l’opinion, Emery Okundji estime que l’initiative en cours ne répond à aucun de ces cas constitutionnels. Il affirme que « malgré la guerre qui déchire la partie orientale du pays », le projet de référendum en discussion serait dépourvu de base légale, suscitant selon lui une incompréhension tant au niveau national qu’international.
Allant plus loin dans ses accusations, l’opposant qualifie cette démarche de «violation intentionnelle et manifeste de la Constitution», qu’il assimile à une infraction relevant de la haute trahison, estimant qu’elle met en péril l’ordre démocratique établi.
Élargissant sa critique, Emery Okundji dénonce ce qu’il qualifie de confiscation du pouvoir par une élite politique. Il affirme que le peuple congolais, attaché à sa Constitution et déjà éprouvé par une crise socio-économique profonde, se retrouve aujourd’hui face à une « minorité oligarchique, despotique et cupide » cherchant à défendre ses intérêts.
Dans sa conclusion politique, le responsable de la Coalition Article 64 (C64) appelle à une mobilisation citoyenne. Il exhorte la population congolaise à « barrer la route à ce coup d’État constitutionnel », en observant une journée ville morte prévue le mercredi 3 juin 2026 sur l’ensemble du territoire national.
Don de Dieu Mbavu
