Les récents propos du chef de l’État congolais Félix Antoine Tshisekedi, tenus devant les jeunes le samedi 13 décembre, ont suscité de nombreuses réactions dans la sphère politique de la République démocratique du Congo.
Plusieurs personnalités, notamment issues de l’opposition, ont estimé que cette déclaration minimisait les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Réagissant à ces interprétations, Thierry Monsenepwo, communicateur de l’Union sacrée, a dénoncé une déformation volontaire des propos du président de la République dans le but de semer la confusion.
« Les propos du Président tenus devant les jeunes sur l’état de l’armée ont été volontairement déformés par ceux qui ont intérêt à entretenir la confusion », a-t-il déclaré.
Thierry Monsenepwo, précise que le chef de l’État faisait référence à l’état déplorable de l’armée en 2015, et non à la bravoure des militaires congolais.
« Le Président évoquait l’état de l’armée tel qu’il l’a trouvée. Depuis 2019, des réformes concrètes ont été engagées. On ne peut reconstruire une armée forte sans reconnaître la vérité », a-t-il clarifié.
Il convient de rappeler que, lors de l’émission Face à Face tenue le 13 décembre au gymnase du stade Tata Raphaël entre le président Félix Tshisekedi et la jeunesse congolaise, le chef de l’État avait déclaré avoir hérité d’une armée délaissée, dont des militaires pouvaient être envoyés au front sans ration adéquate.
Zéphyrin Pengume
