La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a affirmé la détermination du gouvernement à éclaircir les atrocités subies par le peuple congolais dans l’Est du pays. Lors d’un atelier organisé par le Ministère des Droits Humains au centre catholique Nganda, elle a présenté le rapport sur la situation des droits humains à Goma et Bukavu. Cet événement a réuni des membres du gouvernement, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de la société civile.
Constats Alarmants sur les Violations des Droits
Le rapport, élaboré par divers experts de l’État et d’ONG, dénombre au moins 17 015 violations des droits de l’homme dans ces deux provinces, avec des preuves tangibles des atrocités commises, notamment par le M23/AFC, soutenu par le Rwanda. Les incidents incluent des violences envers les femmes, des destructions massives d’infrastructures et des déplacements forcés, touchant environ 7,4 millions de personnes.
Appel à la Reconnaissance des Souffrances Populaires
Jonas Tshombela, représentant de la société civile, a salué l’engagement du Président Félix Antoine Tshisekedi et du gouvernement pour la vérité et la paix. Il a insisté sur le fait que toute approche diplomatique future ne peut occulter les souffrances des populations de l’Est. Il a souligné que la paix durable ne peut être fondée sur l’oubli et le silence face aux crimes passés.
Poursuite des Efforts Documentaires par la CNDH
Le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Paul Nsapu, a exprimé la nécessité de documenter les violations de manière continue. Il a indiqué que les atrocités documentées illustrent des vies brisées et une dégradation de la dignité du peuple congolais. La CNDH s’engage à recevoir des plaintes et à mener des enquêtes, contribuant ainsi à la lutte contre l’impunité à tous les niveaux.
La Volonté d’Agir pour la Justice
Dans son discours, la Première Ministre Suminwa a qualifié le rapport de solide et prêt à être présenté à la communauté internationale. Elle a souligné l’engagement de son gouvernement à faire entendre ces recommandations, notamment en plaidant pour un Tribunal Pénal International pour les crimes en RDC. Elle a encouragé la mobilisation de tous les Congolais pour faire résonner ce message de justice, tout en exprimant sa gratitude envers ceux qui luttent pour les droits de l’homme malgré les dangers auxquels ils sont confrontés.
La Rédaction
