Les membres fondateurs et structures de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) ont adopté ce jeudi 25 mars à Kinshasa une prise de position ferme contre les récentes déclarations du sénateur Modeste Bahati lukwebo, président national du parti.
Celui-ci avait critiqué publiquement, le 4 avril, les orientations de l’Union sacrée de la Nation dont l’AFDC est membre fondateur sur la révision constitutionnelle, sans consultation des organes statutaires.
Le collège des fondateurs dénonce une gestion jugée autocratique, opaque et népotiste, ainsi qu’une confusion entre patrimoine privé et patrimoine du parti.
Tout en saluant les déclarations des sénateurs et députés AFDC de 9 et 18 mars, il annonce la création d’un comité de crise extra-statutaire, présidé par le camarade Oto Baisi Clovis, assisté de quatre cadres issus du Parlement et des institutions publiques avec pour objectif « préserver les acquis de l’AFDC au sein de l’Union sacrée, restaurer la cohésion interne et organiser un congrès extraordinaire » .
Dans son speech le nouveau président de l’AFDC a affirmé qu’il serait «une très mauvaise idée» que l’ancien président tente de se cramponner au pouvoir, allant jusqu’à évoquer la «ruse» comme possible stratagème. Il rappelle que la confusion entre biens personnels et biens du parti — achats immobiliers supposés financés par l’AFDC devra être tranchée par la justice.
«On ne dédouble pas le parti, c’est interdit par la loi», a-t-il martelé, en réponse aux questions sur l’accès au siège.
Le comité de crise, qui se réclame désormais légitime, assure que de nouvelles dispositions seront prises rapidement et invite les interlocuteurs à le retrouver au siège dès le lendemain pour constater la reprise en main.
Le collège appelle les militants désorientés à rejoindre ce comité et réaffirme son soutien au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, garant de la Nation.
Betty Feza
