Quelques jours après les nominations par ordonnance présidentielle mettant en place les nouvelles autorités dans les entreprises publiques par le chef de l’État, Le Directeur général sortant du cadastre minier est accusé par quelques agents de son établissement de procéder à des mises en place irrégulières et des avancements en grade de ses proches dans le but d’étouffer les nouvelles autorités dont la remise et reprise est prévue la semaine prochaine.
«Quelques jours après la nomination par le chef de l’État Félix Tshisekedi des nouveaux mandataires à la tête du Cadastre Minier, CAMI en sigle, il s’observe des actes de sabotage de nature à mettre le bâton dans les roues des nouvelles autorités», expliquent les agents du CAMI dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
Et d’ajouter ;
« Le comité de Direction avec à sa tête le tout puissant Félix Mupande qui a passé plus de 17 ans à la tête de cet établissement public, procède à des avancements en grade frauduleux au profit de ses proches et une mise en place irrégulière avec des documents antidatés pour les faire passer pour des documents crédibles et signés avant la lecture des ordonnances présidentielles».
Pour ces agents, l’objectif du comité de direction sortant “est de continuer toujours à avoir une main mise sur le Cadastre Minier CAMI même après son départ”.
Une information confirmée également par les nouvelles autorités nommées qui affirment même que “des chèques seraient émis pour couvrir certaines dépenses difficiles à justifier ce, en complicité avec un proche collaborateur de Félix Mupande qui occupe actuellement le poste du chef de la taxation et qui assume l’intérim au département de la trésorerie.
Très révoltés ces agents promettent d’organiser un sit-in devant le siège du Cadastre Minier le jour de la remise pour demander aux nouvelles autorités l’annulation de toutes ces mises en place et ce qu’ils appellent avancements en grade.
Il convient de noter que quelques membres proches du désormais ancien DG Félix Mupande contactés par notre rédaction n’ont pas voulu commenter l’actualité se montrant par ailleurs très réservés.
Faustin Kalenga
