Dans un contexte politique marqué par le débat sur la révision constitutionnelle et l’émergence de nouveaux mouvements politico-militaires, l’activiste des droits de l’homme Jean-Claude Katende a livré une prise de position sans équivoque sur le respect de la loi fondamentale.

Le Président de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) rappelle que l’amour de la patrie se mesure d’abord par la soumission à la Constitution.

« Celui qui veut changer la constitution à son profit pour se maintenir au pouvoir n’aime pas le Congo. Celui qui prend les armes pour conquérir le pouvoir en violation de la constitution n’aime pas non plus le Congo » , a-t-il écrit ,ce mercredi 14 octobre.

Pour ce défenseur des droits humains, les deux démarches, bien que différentes dans leur forme, procèdent de la même logique de violation du pacte républicain. D’un côté, la manipulation de la loi suprême pour des intérêts personnels et la conservation du pouvoir.

De l’autre, la conquête violente du pouvoir en dehors de tout cadre légal.

Deux voies qu’il rejette avec fermeté.Jean-Claude Katende insiste sur l’impératif constitutionnel comme seul socle commun pour tous les congolais, au-delà des clivages politiques.

« Tout celui qui aime le Congo doit se soumettre aux prescrits de notre constitution. Ça ne se discute pas », a-t-il conclu.

Une déclaration qui vise aussi bien les velléités de maintien au pouvoir par des réformes constitutionnelles taillées sur mesure que les rébellions armées qui se multiplient dans l’Est du pays, et qui se veut un appel au respect de l’ordre constitutionnel comme unique voie d’accès et d’exercice du pouvoir en République Démocratique du Congo.

Zephyrin Amboka Pengume