L’ancien chef de l’État Joseph Kabila a réagi dimanche 22 mars depuis Goma, où il séjourne, au sujet du changement de la Constitution qui fait débat ces derniers temps.
Dans une interview accordée au journal belge La Libre Belgique, Joseph Kabila a qualifié de dangereux le projet de modification de la Constitution tel que proposé par plusieurs états‑majors politiques :
« Quelle Constitution doit‑on réviser ? Pour Kinshasa, elle n’existe pas, elle est ignorée depuis 2019. Alors que vont‑ils réviser au juste ? Je pense que l’idée, c’est plutôt l’adoption d’une nouvelle Constitution. Tout ce tripatouillage est dangereux, extrêmement dangereux. » a déclaré l’ancien président Joseph Kabila Kabange à La Libre Belgique.
Cette déclaration de celui qui a présidé la RDC pendant 18 ans relance le débat sur le changement de la Constitution, soutenu par plusieurs partis politiques.
Notons que plusieurs partis de l’Union sacrée (majorité présidentielle) soutiennent la révision constitutionnelle, estimant que l’actuelle n’accorde pas suffisamment de marges de manœuvre au chef de l’État pour la mise en œuvre de sa politique.
Par ailleurs, l’a’cizn Chef de l’Etat congolais Joseph Kabila est revenu sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, estimant que « la situation reste préoccupante et nécessite une réponse globale, pas seulement militaire ». Il a insisté sur la nécessité d’une stratégie coordonnée pour mettre fin durablement aux violences.
Sur le plan politique, le prédécesseur de Félix Tshisekedi s’est montré critique envers la gouvernance actuelle de Félix Tshisekedi, affirmant que « certaines pratiques observées aujourd’hui ne consolident pas l’État de droit ». Il a également évoqué, sans entrer dans les détails, des inquiétudes liées au fonctionnement des institutions et au climat politique.
Concernant son avenir, Joseph Kabila a adopté une posture mesurée, déclarant « je reste attentif à l’évolution de la situation du pays », tout en ajoutant que « chacun doit prendre ses responsabilités face aux défis que traverse la nation ». Une manière de rester présent dans le débat public sans annoncer explicitement un retour politique.
Notons que Joseph Kabila vit en dehors qu pays depuis plus de 2 ans. Son pays de résidence n’est pas clairement connu. Sa venue à Goma l’an dernier avait suscité des vivez réactions du côté de Kinshasa qui l’a accusé d’être le patron de l’AFC. Il a d’ailleurs été condamné a mort par la justice militaire.
Zéphyrin Amboka Pengume
