La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) annonce l’organisation d’une marche pacifique à travers l’ensemble du territoire national le 8 juillet prochain. Cette mobilisation vise à exprimer son opposition à toute initiative de révision ou de modification de la Constitution de la République démocratique du Congo.
L’annonce a été faite mardi 16 juin à l’issue d’une réunion d’évaluation des actions menées ces dernières semaines par cette plateforme regroupant plusieurs figures de l’opposition politique et de la société civile.
Au cours de cette rencontre, les leaders de la coalition, parmi lesquels Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga, Moïse Katumbi et Augustin Matata Ponyo, ont réaffirmé leur détermination à poursuivre leur campagne qu’ils présentent comme une défense de l’ordre constitutionnel. Selon eux, la marche prévue le 8 juillet devrait converger vers le Palais de la Nation à Kinshasa, tandis que des manifestations similaires sont annoncées dans les principales villes du pays.
Les organisateurs accusent le président de la République, Félix Tshisekedi, de s’engager dans une démarche visant à modifier la Constitution, une initiative qu’ils considèrent comme contraire à l’esprit de la loi fondamentale. À travers cette manifestation, la C64 entend notamment réclamer le respect strict des dispositions constitutionnelles et dénoncer ce qu’elle qualifie de dérive institutionnelle.
Dans leur déclaration, les responsables de la coalition ont appelé les Congolais à se mobiliser massivement et pacifiquement afin de faire entendre leur voix. Ils estiment que la souveraineté populaire et l’intégrité territoriale du pays doivent être préservées face à toute tentative susceptible, selon eux, de remettre en cause les acquis démocratiques.
Cette marche s’inscrit dans une série d’actions engagées par la C64 depuis plusieurs semaines. La plateforme avait notamment organisé une journée « ville morte » le 3 juin dernier dans plusieurs agglomérations du pays. Elle avait également tenu un sit-in le 12 juin à Kinshasa, une manifestation qui avait été dispersée par les forces de l’ordre, entraînant des tensions entre les organisateurs et les autorités.
À ce stade, aucune réaction officielle du gouvernement ou de la présidence de la République n’a été enregistrée concernant l’annonce de cette nouvelle mobilisation. Toutefois, les autorités ont à plusieurs reprises affirmé leur attachement au respect de la Constitution et de l’État de droit.
La marche du 8 juillet pourrait ainsi constituer un nouveau test politique dans un contexte marqué par des débats récurrents autour de l’avenir institutionnel du pays et des perspectives de gouvernance en République démocratique du Congo.
Don de Dieu Mbavu
