La Coalition Article 64 (C64) a publié en octobre 2026 un rapport consacré à la marche pacifique organisée le 15 septembre à Kinshasa et dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo. Le document revient sur les incidents, violences, arrestations et autres violations que la coalition affirme avoir enregistrés lors de cette mobilisation. Il s’appuie notamment sur des témoignages de responsables, de victimes et de témoins, ainsi que sur des éléments documentaires disponibles.
Selon le rapport, la C64 avait informé les autorités, le 10 septembre, de son intention d’organiser une marche nationale. À Kinshasa, l’itinéraire initial avait été modifié lors d’une réunion d’harmonisation avec les autorités le 14 septembre, modification acceptée par la coalition. La manifestation visait notamment à dénoncer tout projet de changement constitutionnel susceptible, selon la C64, de favoriser la prolongation au pouvoir de Félix Tshisekedi, ainsi que le projet de loi référendaire et les risques de balkanisation du pays.
Le rapport indique que des incidents avaient déjà été signalés la veille de la marche. La C64 fait état d’interpellations de personnes engagées dans la sensibilisation à la manifestation, ainsi que de la surveillance de certains sièges de partis politiques à Kindu et Kisangani. Des menaces et actes de violence contre des personnes impliquées dans la préparation de la mobilisation auraient également été rapportés.
À Kinshasa, le déroulement de la marche aurait ensuite été marqué par de violentes attaques contre des militants et responsables de la C64. Le rapport cite notamment des agressions à l’aide de machettes, de pierres, de barres de fer et d’autres objets. Plusieurs responsables politiques, dont Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Prince Epenge, auraient été directement exposés aux violences. Un garde du corps de Martin Fayulu aurait notamment été blessé à la machette et aurait nécessité 24 points de suture.
Le cas le plus grave rapporté concerne Manassé Lomboto Bomengola, cadre d’ADD Congo et participant à la marche. D’après le document, il aurait été violemment agressé alors qu’il tentait de protéger Prince Epenge et Me Diyoko. Transporté à l’hôpital dans un état critique, il aurait été admis dans le coma avant de décéder vers 22 h 15 le 15 septembre. Son corps aurait ensuite été transféré à la morgue.
La C64 attribue, sur la base de témoignages qu’elle dit avoir recueillis, certaines attaques à des individus présentés comme appartenant à la « Force du Progrès », structure liée à l’UDPS. Le rapport cite notamment un individu présenté sous le nom de « Muselu » et évoque des allégations concernant Augustin Kabuya. Il affirme également que des éléments de la police et des forces armées étaient présents lors des violences. Ces éléments étant présentés comme des témoignages et allégations dans le rapport, la coalition demande qu’ils soient vérifiés dans le cadre d’une enquête indépendante.
La répression rapportée ne se serait pas limitée à Kinshasa. Le document fait état d’arrestations, de blessures et d’autres incidents dans plusieurs villes, notamment Lubumbashi, Kolwezi, Likasi, Kananga, Kindu, Kalemie, Matadi, Kikwit, Kisangani et Uvira. Parmi les bilans provisoires fournis par les partis membres de la coalition figurent notamment 24 arrestations documentées pour l’Alliance pour le Changement, 27 blessés à Kinshasa pour l’ECiDé, 18 cas documentés pour Envol et 110 arrestations, 23 blessés et un disparu pour Ensemble pour la République.
Au terme de son rapport, la C64 condamne les violences et réclame l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante, diligente et approfondie. Elle souhaite notamment que soient établis les auteurs matériels, les éventuels commanditaires, le rôle des forces de sécurité, les circonstances exactes du décès de Manassé Lomboto Bomengola ainsi que l’ensemble des victimes et dommages enregistrés. Le rapport se présente ainsi comme une pièce de documentation destinée à contribuer à l’établissement des responsabilités devant les autorités judiciaires compétentes.Le texte peut aussi être adapté en style dépêche d’agence de presse, avec un titre plus accrocheur et un chapô journalistique.
La Rédaction
