Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) se réuniront en assemblée extraordinaire du lundi 23 au mercredi 25 mars 2026 à Kinshasa, dans un contexte marqué par des tensions internes croissantes.
Selon plusieurs sources concordantes, cette session exceptionnelle portera principalement sur deux dossiers sensibles : l’élection du nouveau recteur de l’Université catholique du Congo (UCC) et la polémique suscitée par la fuite d’un document de dénonciation attribué à l’évêque de Mbujimayi, Monseigneur Emmanuel Bernard Kasanda.
D’après des sources proches du diocèse de Mbujimayi, ce document, largement diffusé en interne auprès des évêques ainsi qu’au nonce apostolique, aurait été rendu public dans des circonstances controversées.
Certains membres du clergé soupçonnent une fuite orchestrée visant à discréditer l’évêque.
« Il est fort possible que le secrétariat de la CENCO soit à l’origine de cette fuite dans le but de nuire à notre évêque », confie un prêtre du diocèse, assurant par ailleurs que ce dernier demeure « serein » face à la situation.
Dans cette correspondance adressée à ses pairs, Monseigneur Kasanda surnommé « Tatu Bernard » dénonce notamment des pratiques de tribalisme, des irrégularités électorales et une dérive de la CENCO qu’il accuse d’être assimilée à un groupe de pression proche d’un parti politique.
Cette assemblée extraordinaire s’annonce donc décisive pour l’épiscopat congolais, appelé à gérer une crise interne aux répercussions potentiellement importantes sur son image et sa crédibilité.
Faustin Kalenga
