Plusieurs constitutionnalistes et experts en droit constitutionnel de la République Démocratique du Congo, dont le professeur Evariste Boshab, se sont réunis vendredi 20 février 2026 à Kinshasa pour célébrer le vingtième anniversaire de la constitution du 18 février 2006.

En examinant l’actuelle constitution de la RDC, ces constitutionnalistes ont jugé opportun le moment de procéder à un changement ou à une révision de la constitution.

« L’âge requis pour une constitution est de 17 ans », a rappelé Evariste Boshab en évoquant un auteur américain.

Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, il est plus que temps que la RDC se dote d’une nouvelle constitution, compte tenu des failles et des faiblesses de celle en vigueur.

« La problématique liée à la révision ou au changement de la constitution est plus qu’inévitable », a martelé Evariste Boshab, précisant qu’à 20 ans, la constitution du 18 février nécessite un toilettage technique.

Le débat sur la révision de la constitution semble de nouveau relancé dans la classe politique congolaise. Du côté de l’opposition, c’est la ligne rouge à ne pas franchir ; le contexte de la guerre et l’ambition de l’actuel chef de l’État de « s’éterniser au pouvoir » sont les principales raisons évoquées par les détracteurs de Félix Tshisekedi.

À l’Union sacrée, par contre, la résurgence de l’insécurité serait l’un des motifs majeurs ouvrant la voie à la quatrième République, afin d’étouffer toute velléité de balkanisation.

Faustin Kalenga