L’abbé Blaise Kanda, originaire de Kananga, a vivement critiqué la position de la Commission Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qu’il accuse de s’intéresser davantage à la politique qu’à sa mission principale : le salut des âmes par l’Évangile.
Selon lui, l’Église catholique, à travers la CENCO, met de côté l’essentiel de son enseignement spirituel pour se concentrer sur des questions politiques :
« […] notre Église, est beaucoup trop entrée en politique. Nous avons vraiment exagéré. Si aujourd’hui on te demande, toi chrétien, quelle est la position de la CENCO sur l’Immaculée Conception, est-ce que tu pourras la donner ? Quelle est la vision de la CENCO sur la Sainte Trinité ? Quel enseignement avons-nous reçu à ce sujet ? Aucun ! Quelle est la déclaration de la CENCO face à la sorcellerie ? Il n’y en a pas ! Nous n’avons que des déclarations politiques. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant. On peut parler de politique, certes, mais il y a des gens qui ont étudié les sciences politiques, qu’ils en parlent. Nous, nous devons interpeller. Regardez tout ce temps que j’ai prêché, je vous ai parlé de Jésus, de la foi, de la prière, de réussir dans la vie, d’aller de l’avant. Et maintenant, en parlant du sens de la foi, j’ai glissé sur la politique, mais vous voyez que je reste dans mon thème », a-t-il déclaré.
Cette prédication, datant de mars 2025, refait surface sur les réseaux sociaux dans un contexte tendu. Le cardinal métropolitain de Kinshasa, Fridolin Ambongo, a récemment critiqué sévèrement l’accord signé entre la RDC et le Rwanda pour mettre fin à la guerre dans l’Est du pays. En parallèle, une photo de l’évêque de Lubumbashi, Fulgence Muteba, aux côtés de Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC, a également suscité de vives polémiques.
Zéphyrin Pengume
