Voilà un nouveau sujet qui, vraisemblablement, fera polémique dès la rentrée parlementaire prévue le 15 septembre prochain, alors que l’affaire Malonda et lois Minaku/Sakata avaient causé en juillet dernier plusieurs blessés et quelques pertes en vies humaines.
Dans une interview, un député national FCC, Alphonse Ngoyi Kasanji, évoque les raisons d’ordre économique pour passer du suffrage direct au suffrage indirect concernant l’élection du président de la République même si, officiellement, le FCC n’a pas encore porté son projet de loi qualifié déjà de suicidaire par les deux forces politiques en face.
Selon Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS et membre du CACH, » l’époque de la toute puissance du FCC est révolue. Toutes les dispositions seront mises en place pour empêcher l’accomplissement de cette proposition suicidaire », déclare-t-il.
De son côté, la coalition Lamuka qui se dit favorable aux réformes électorales rejette cependant une révision de la loi faisant du président de la République une émanation des députés « préfabriqués » par un camp politique », a aussi déclaré un proche de Moïse Katumbi.
La bataille est donc lancée par le FCC qui, visiblement, est déterminé à aller jusqu’au bout avec son schéma, quoiqu’il arrive, confie un cadre du PPRD.
À noter par ailleurs que dans ce même contexte , le clan Kabila n’entend pas reculer sur son soutien à Ronsard Malonda, raison pour laquelle le président sortant de la CENI a fait l’objet d’une convocation à GLM il y a 48 heures, par Joseph Kabila qui, selon » Libre Afrique », aurait donné des orientations claires devant permettre au FCC d’avoir une BJ mainmise sur la future équipe de la CENI.
Faustin Kalenga
