Le débat autour d’une éventuelle réforme de la Constitution continue d’animer la classe politique en République démocratique du Congo.
Tandis que certaines forces politiques et organisations de la société civile appellent à la prudence, d’autres affichent clairement leur soutien à cette initiative.
Dans une déclaration rendue publique lundi 16 mars 2026, le Rassemblement pour la Souveraineté et le Développement (RSD) s’est dit favorable à un changement ou à une révision de la Constitution.
Son président national, le Dr Ivan Ilunga Ngindu, estime que la loi fondamentale devrait être adaptée aux réalités actuelles du pays afin de mieux répondre aux défis liés au développement, à la gouvernance, à la stabilité institutionnelle et à la souveraineté nationale.
«Notre nation a longtemps peiné à atteindre son plein épanouissement. Cette situation ne tient pas seulement aux dirigeants, mais également à certains textes qui régissent le pays. La Constitution actuelle s’inspire largement d’expériences étrangères. Il est donc temps d’envisager sa révision ou son changement pour l’adapter aux réalités congolaises», a-t-il déclaré.
Membre de l’Union sacrée de la Nation, le RSD appelle par ailleurs les acteurs politiques à dépasser les clivages partisans afin de privilégier l’intérêt national.
«Mettons de côté les appartenances politiques et pensons d’abord à la patrie. Tout Congolais attaché à l’avenir du pays devrait soutenir une réflexion sur l’évolution de notre loi fondamentale», a ajouté Ivan Ilunga Ngindu.
Le projet de révision ou de changement de la Constitution, porté par le président de la République, continue toutefois de susciter une vive controverse entre la majorité et l’opposition, Le RSD n’en est pas à sa première prise de position sur la question.
Le parti avait déjà plaidé pour une réforme constitutionnelle en 2024 lors d’une activité politique organisée à Matadi, dans la province du Kongo-Central.
SJM
