Le deuxième Congrès de l’Ordre national des experts-comptables de la République démocratique du Congo (ONEC-RDC) s’est ouvert à Kinshasa autour du thème : « Le professionnel comptable, acteur clé de la croissance économique et de la transparence financière ». Pendant trois jours, experts-comptables, représentants des institutions publiques, partenaires internationaux et acteurs du secteur privé échangent sur les défis de la profession et son rôle dans l’amélioration de la gouvernance économique.
La rencontre réunit notamment des délégués de l’IFAC, de la PAFA, de la FIDEF ainsi que de l’Institut des réviseurs d’entreprises de Belgique.
À l’ouverture des travaux, le président de l’ONEC-RDC, Jean-Marie Tumba, a souligné que ce congrès marque une étape importante dans l’évolution de la profession comptable en République démocratique du Congo. Il a rappelé que l’expert-comptable est devenu un acteur stratégique du développement économique, en contribuant à la fiabilité de l’information financière, à la mobilisation des recettes publiques, à la prévention de la fraude, de la corruption et du blanchiment des capitaux. Il a également présenté les grandes orientations du plan stratégique 2026-2029, qui vise notamment à renforcer les capacités des professionnels et à obtenir le statut de membre à part entière de l’IFAC.

Les partenaires internationaux ont salué les avancées enregistrées par l’ONEC-RDC depuis son admission comme membre associé de l’IFAC en 2025. Ils ont insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes afin d’aligner la profession sur les meilleures pratiques internationales. Face aux mutations liées à l’intelligence artificielle, à la numérisation des services financiers, aux exigences de durabilité et au renforcement de la gouvernance, ils ont appelé les experts-comptables à investir davantage dans la formation continue, l’innovation et le respect des règles d’éthique, indispensables pour renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires économiques.
Les représentants de l’Institut des réviseurs d’entreprises de Belgique ont, pour leur part, mis en avant plusieurs décennies de coopération avec la RDC. Ils ont rappelé les programmes de formation, d’encadrement et de stages qui ont contribué à former une nouvelle génération d’experts-comptables congolais, tout en réaffirmant leur engagement à accompagner l’ONEC-RDC dans sa quête d’excellence et de conformité aux standards internationaux.
Clôturant la cérémonie d’ouverture au nom du gouvernement, le vice-ministre des Finances a réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre les réformes destinées à renforcer la transparence financière, la certification des états financiers, la modernisation de l’administration fiscale et la lutte contre les flux financiers illicites.
Il a estimé que les recommandations attendues de ce deuxième congrès devraient contribuer à améliorer le climat des affaires, à renforcer la crédibilité financière de la RDC et à attirer davantage d’investissements, dans un contexte où la bonne gouvernance constitue un levier essentiel de la croissance économique.
Betty Feza
