Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont publié une mise au point à la suite des déclarations du TikTokeur et YouTubeur Kalonji Kabamba concernant le décès de deux hauts magistrats militaires dans l’accident aérien survenu le 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango.

Dans un communiqué signé par l’État-Major général des FARDC et rendu public le dimanche 27 septembre, l’armée congolaise indique que la mort des deux officiers généraux, présentée comme un événement douloureux, fait l’objet de « manipulations » sur les réseaux sociaux.

Les FARDC mettent notamment en cause les déclarations de Kalonji Kabamba, qu’elles accusent de diffuser des informations qu’elles considèrent comme infondées sur les circonstances de l’accident.

Selon l’armée, le déplacement effectué à Kikwit par le Premier Président de la Haute Cour militaire et l’Auditeur général des Forces armées près la Haute Cour militaire s’inscrivait dans le cadre d’une mission normale d’inspection judiciaire relevant de leurs compétences.

L’État-Major général précise également que les deux hauts magistrats militaires effectuaient habituellement ensemble ce type de déplacement, conformément à leur organisation interne.

Cette précision intervient en réponse aux interrogations soulevées publiquement autour de leur présence à bord de l’appareil accidenté.

Dans son communiqué, l’État-Major général conteste également une déclaration attribuée à Kalonji Kabamba concernant la disparition, à Kamina, d’armes antiaériennes et d’armes destinées aux snipers. Selon le document, ces armes auraient, d’après les propos rapportés, été utilisées lors de l’incident de Kenge.

Les FARDC qualifient ces affirmations d’« accusations sans fondement » et estiment qu’elles pourraient contribuer à démoraliser les forces armées.

L’armée ne fournit toutefois pas, dans ce communiqué, de détails supplémentaires sur les faits évoqués ni sur les éléments précis à l’origine de sa contestation.

Les FARDC se réservent le droit de saisir la justice

Face à ces déclarations, les Forces armées annoncent se réserver le droit de saisir la justice contre leur auteur.

L’armée dénonce par ailleurs ce qu’elle considère comme des spéculations diffusées sur les réseaux sociaux autour de l’accident. Elle appelle la population à ne pas accorder de crédit à ce qu’elle qualifie de « propos insensés ».

Cette mise au point intervient quelques jours après l’accident aérien de Kenge, qui a coûté la vie à plusieurs personnes, dont deux hauts responsables militaires. Les FARDC appellent, dans ce contexte, à la prudence face aux informations circulant sur les réseaux sociaux et réaffirment leur position concernant la mission effectuée par les deux magistrats militaires.

Zéphyrin Amboka Pengume