Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, Martin Fayulu a dévoilé, mercredi 16 septembre, lors d’un live sur X, les principales mesures qu’il entendrait mettre en œuvre s’il accédait à la tête de la RDC.
L’opposant propose un plan en trois volets, axé sur le renforcement des capacités militaires, la création d’une unité d’élite et le renforcement de la surveillance des frontières orientales.
La première mesure avancée par le président de l’ECiDé consiste à délocaliser le camp militaire Kokolo de Kinshasa vers Beni, dans la province du Nord-Kivu. Selon Martin Fayulu, cette implantation dans l’Est permettrait de former, au plus près des zones affectées par les conflits, une armée d’élite capable de mieux répondre aux réalités du terrain et aux menaces pesant sur l’intégrité territoriale du pays.
Le deuxième volet de son plan prévoit la création, au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), d’une force spéciale d’intervention militaire d’élite. Cette unité serait basée à Beni et aurait pour vocation d’intervenir rapidement dans des situations nécessitant des capacités opérationnelles spécifiques.
Pour Martin Fayulu, le renforcement des unités spécialisées devrait contribuer à améliorer la réponse militaire de l’État dans les zones confrontées à l’insécurité.
La troisième mesure porte sur le déploiement urgent d’unités de surveillance et d’alerte le long des frontières de l’Est. L’objectif affiché est de renforcer le contrôle des frontières, de détecter plus rapidement les éventuelles menaces et de permettre aux autorités congolaises de réagir avec davantage de célérité et d’efficacité.
Présentant ces propositions comme des mesures décisives, Martin Fayulu a résumé sa démarche en ces termes :
« Avec ces trois mesures, j’ai assuré l’intégrité territoriale de notre pays à partir de l’Est. C’est très simple », a-t-il conclu.
Ces propositions traduisent ainsi sa vision d’une réponse principalement fondée sur la restructuration du dispositif militaire, la formation de forces spécialisées et le renforcement de la surveillance frontalière. Leur éventuelle mise en œuvre nécessiterait toutefois des décisions institutionnelles, des moyens financiers et logistiques, ainsi qu’une organisation opérationnelle adaptée aux réalités sécuritaires de l’Est du pays.
La partie orientale de la RDC est confrontée à des conflits et à l’insécurité depuis plusieurs décennies. Kinshasa accuse notamment le Rwanda de soutenir le M23, ce que Kigali conteste, tandis que les tensions entre les deux pays restent au cœur de la crise sécuritaire dans la région.
Zephyrin Amboka Pengume
