Un arrêté interministériel signé le 20 juillet 2026 par les ministères des Finances et du Numérique fait l’objet de vives critiques au sein de l’écosystème entrepreneurial congolais. Dans une déclaration rendue publique, le président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, juge cet arrêté incompatible avec les ambitions de la République démocratique du Congo en matière de développement de l’économie numérique.
Selon ce membre du présidium de la C64, l’instauration de droits d’autorisation pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars pour les startups constitue un frein majeur à l’entrepreneuriat.
Le texte souligne que de nombreuses jeunes entreprises, encore en phase de lancement et parfois sans revenus, risquent d’être pénalisées par ces nouvelles exigences financières, compromettant ainsi leur croissance et leur capacité à créer des emplois.
Martin Fayulu estime qu’au moment où le chômage touche particulièrement les jeunes, l’État devrait privilégier des politiques d’accompagnement plutôt que des mesures susceptibles de décourager l’innovation.
Il avertit que cet arrêté pourrait non seulement étouffer les initiatives locales, mais également pousser davantage d’entrepreneurs à exercer leurs activités dans le secteur informel, en contradiction avec les objectifs affichés de modernisation de l’économie.
Rappelant les ambitions portées par le Startup Act, il affirme que la RDC ne peut promouvoir l’économie numérique tout en adoptant des dispositions perçues comme défavorables aux jeunes entreprises innovantes.
Il appelle ainsi les autorités à revoir sans délai cet arrêté dans le cadre d’un dialogue avec les acteurs du secteur. Selon lui, l’innovation doit être encouragée, accompagnée et protégée afin de contribuer pleinement au développement économique du pays.
Zéphyrin Amboka Pengume
