Le changement de la Constitution, tel que proposé par certains partis politiques, notamment ceux de la majorité présidentielle, continue de susciter un vif débat en RDC. Alors que plusieurs partis de l’opposition estiment que la révision ou le changement de la Constitution n’a pas sa raison d’être actuellement, d’autant plus que le pays est en guerre et que certains territoires sont sous occupation, un cadre de l’Union sacrée vient de relancer la discussion.
Intervenant sur une chaîne de la place vendredi 10 avril, Mfumu Ntoto a affirmé qu’aucune disposition de la Constitution n’interdit sa révision ou son changement pendant la guerre.
«Quand vous nous demandez d’organiser les élections en 2028 et que, dans l’hypothèse où le Rwanda n’aurait pas libéré ces territoires occupés, où est-il écrit que nous pouvons organiser les élections en excluant trois ou quatre territoires entre les mains de l’ennemi ?», s’est interrogé le président du parti de la Nation Congo.
Par ailleurs, l’initiateur de la «troisième voie» s’interroge également sur les dispositions constitutionnelles invoquées pour exiger un dialogue afin de mettre fin aux problèmes que connaît le Congo, ainsi que sur celles qui interdiraient la modification de la Constitution en période de guerre.
«Et lorsque vous nous exigez un dialogue pour mettre fin à tous les problèmes que nous connaissons, cela est fondé sur quelle disposition de la Constitution ? Donnez-moi une seule disposition de la Constitution qui nous interdit de la modifier pendant la guerre», a-t-il déclaré.
Signalons que Mfumu Ntoto est président du parti de la Nation Congo, initiateur de la « troisième pensée » et membre du directoire de l’Union sacrée.
Zéphyrin Amboka Pengume
