Thierry Monsenepwo, l’un des communicateurs de l’Union sacrée de la Nation, proche du président Félix Tshisekedi, s’en est pris frontalement à ceux qui exercent une pression sur le chef de l’État afin d’organiser un dialogue national inclusif.
À l’instar de Félix Tshisekedi, Thierry Monsenepwo se dit favorable au dialogue, mais s’interroge sur ses interlocuteurs. Le président du conseil d’administration (PCA) de Cobil s’est exprimé ce mercredi 24 décembre à travers une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Dans cette intervention, l’ancien sociétaire du FCC a vanté le combat mené par le président de la République, son gouvernement et l’ensemble des FARDC pour la dignité des populations civiles de l’Est du pays, victimes des massacres perpétrés sur le sol congolais par le Rwanda.
« Il n’y a aujourd’hui aucun doute : c’est le Rwanda et Paul Kagame qui tuent nos populations et agressent notre pays. Lors du Conseil de sécurité du 12 décembre, l’ambassadeur américain à l’ONU l’a rappelé, et Kagame lui-même a réclamé la prise de Goma dans l’une de ses conférences de presse. Pourquoi alors exercer une pression sur le chef de l’État pour organiser un dialogue ? », s’interroge-t-il.
Pour Thierry Monsenepwo, le dialogue réclamé par plusieurs acteurs politiques et religieux dans le contexte actuel, notamment sous le format ECC–CENCO, relève d’un jeu de l’ennemi.
« Le chef de l’État avait raison. Le Congo n’a pas un problème structurel ; l’agression est extérieure, avec une complicité interne. Comment dialoguer avec ceux qui portent le masque de l’agresseur ? », s’exclame-t-il.
Pour rappel, depuis la prise de la ville d’Uvira par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, les appels internes se sont multipliés, prenant l’allure d’une pression visant à pousser le chef de l’État à organiser, dans un bref délai, un dialogue national inclusif.
Faustin Kalenga
