Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a réagi le dimanche 1er février à la création du mouvement « Sauvons le Congo », initié par l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange.
Dans un entretien accordé à certains journalistes et relayé par la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le porte-parole du gouvernement a estimé qu’aucun mouvement ne peut se présenter comme sauveur du Congo s’il ne respecte pas, au préalable, la mémoire des victimes des violences qui endeuillent le pays.
«Tout mouvement qui veut se présenter comme un mouvement de salut pour la RDC est celui qui ne crache pas sur la mémoire des victimes, qui ne cherche pas à justifier les meurtres et les assassinats. Prenez l’exemple d’Uvira : en presque deux semaines, on a enregistré près de 1 500 morts, 300 000 déplacés et 12 000 enfants sans famille parmi les déplacés.
Vous imaginez un tel drame et vous n’êtes pas en mesure de condamner ce mal, parce que votre objectif est de défendre le mal commis par le père qui est votre géniteur.Vous pensez que, dans une combinaison malsaine, ils pourront revenir aux responsabilités. Les Congolais voient, les Congolais jugent», a déclaré Patrick Muyaya.
Selon le ministre de la Communication, seul un mouvement capable de dénoncer clairement les atrocités commises en RDC par le Rwanda, à travers son supplétif de l’AFC/M23, peut prétendre œuvrer pour le salut du peuple congolais.
Pour rappel, le mouvement «Sauvons le Congo» a été créé le 17 octobre à Nairobi, au Kenya, par l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange.
Zéphyrin Pengume
