Le Parlement congolais devra donner son aval avant la signature de tout processus de paix en cours. C’est ce qu’a déclaré Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, mardi 20 mai, lors d’une plénière au cours de laquelle il a fait rapport aux élus de l’audience que lui avait accordée la veille le chef de l’État, Félix Tshisekedi.

« Soyez rassurés, chers collègues. Les échanges avec le chef de l’État ont porté sur les questions importantes de la nation », a-t-il affirmé depuis le perchoir, avant d’ajouter :

« Tous les processus de paix en cours seront d’abord examinés au Parlement avant leur signature. Il ne s’agit pas de négocier l’intégrité de notre territoire national, ni de brader nos minerais », a précisé Vital Kamerhe.

Actuellement, la République démocratique du Congo est engagée dans trois processus visant à ramener une paix durable sur son territoire :
– Le processus de Doha, entre le gouvernement et la coalition AFC-M23 ;
– Le processus de dialogue entamé discrètement par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo ;
– Et enfin, l’accord de Washington, qui devrait être signé le 15 juin prochain par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, en présence de Donald Trump.

Faustin Kalenga