La Première ministre de la RDC, Judith Suminwa a réagi à l’arrivée du premier lot de migrants américains à Kinshasa. Elle indique que les personnes concernées sont des demandeurs d’asile ayant séjourné aux États-Unis et que leur présence en RDC s’inscrit dans le cadre d’un accord entre services migratoires, prévoyant un accueil temporaire sur le territoire congolais.
Invitée du Journal d’Afrique sur TV5 Monde Afrique, le dimanche 19 avril, la cheffe du gouvernement congolais est revenue sur l’arrivée du premier groupe de migrants expulsés des États-Unis, arrivés en RDC le vendredi 17 avril 2026. Elle a tenu à clarifier leur situation ainsi que les modalités de leur prise en charge.
Selon Judith Suminwa, ces personnes proviennent de plusieurs pays d’Amérique latine, bien qu’elle ait reconnu une certaine incertitude sur les détails exacts de leurs origines.
« Il s’agit de migrants venus de trois pays d’Amérique latine, si ma mémoire est bonne. Nous travaillons avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour assurer un accueil temporaire, le temps de trouver des solutions alternatives et de les orienter vers d’autres pays », a-t-elle expliqué.
La Première ministre a insisté sur le caractère strictement provisoire de leur séjour en RDC :
« Ils ne vont pas rester longtemps, car il s’agit d’un accueil temporaire, le temps de leur trouver une terre d’asile dans le respect des droits humains », a-t-elle précisé.
Elle a également souligné que cet accueil s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec les États-Unis, qui prennent en charge les coûts liés à leur séjour via l’OIM.
« C’est un service que nous rendons aux États-Unis, qui assurent la prise en charge de ces migrants à travers l’Organisation internationale pour les migrations », a conclu Judith Suminwa.
Cependant, cette décision suscite déjà de vives réactions en RDC. Plusieurs acteurs politiques et sociaux s’opposent à l’accueil de ces migrants sur le sol congolais.
Zéphyrin Amboka Pengume
