La coalition Lamuka aile Fayulu n’entend pas baisser le bras sur ses revendications qu’elle estime “ légitimes et salvatrices” pour le pays.Son coordonnateur en fonction l’a réitéré ce dimanche au cours d’un entretien accordé à 24News.

Pour Matthieu Kalele, la tenue des élections législatives et présidentielles crédibles, inclusives apaisées et transparentes, passe par la prise en compte des revendications de la coalition dont il est coordonnateur en fonction.

« Je dois vous rassurer que la cartographie des partis politiques membres de notre coalition et la liste des potentiels candidats à tous les niveaux sont déjà prêtes et peuvent être déposées la minute qui suivra la prise en compte de nos revendications», a affirmé Matthieu Kalele.

L’ancien sociétaire de l’UDPS dénonce “le forcing” que son ancien parti actuellement au pouvoir tente d’opérer pour se “maintenir” au pouvoir en dépit du bilan qu’il qualifie de mitigé.

Matthieu Kalele reste par ailleurs convaincu du rapport des forces qu’opposera sa coalition politique à toute tentative de forcing contre la volonté du peuple.

«Nous sommes déjà préparés à donner un mot d’ordre au peuple pour s’assumer; cependant nous continuons d’observer la volonté du régime en place. Le fait que la CENI proroge de 7 jours le délai de dépôt des candidatures prouve à suffisance qu’il n’y a pas d’engouement constaté pour les élections» explique-t-il avant d’ajouter ;

« Faire le contraire est tout simplement déplorable et l’UDPS en paiera le prix»

Évoquant en outre le climat d’insécurité qui caractérise les échéances électorales à venir, le coordonnateur de la coalition Lamuka aile Fayulu demande à Félix Tshisekedi de s’impliquer corps et âme sur l’aboutissement “sérieux” des enquêtes ouvertes sur l’assassinat du député national chérubin Okende. Lesquelles enquêtes pourraient “permettre aux congolais de savoir au moins pour une fois les auteurs de ce crime audieux”.

Rappelons que depuis le début du processus électoral en cours, la coalition Lamuka n’a jamais cessé de réclamer entre autres la recomposition de la CENI, de la cour constitutionnelle et l’audit externe du fichier électoral. Des recommandations qui semblent difficiles à obtenir au stade actuel du processus électoral, estiment certains observateurs.

Faustin Kalenga