Le président du conseil national de la société civile exprime son inquiétude sur la loi organique portant fonctionnement de la CENI votée à l’assemblée nationale et dont la seconde est en cours au sénat.
se confiant ce jeudi à 24 News, Joseph Nkinzo s’indigne de constater que l’assemblée nationale n’a pas tiré des leçons dans le passé électoral déjà organisé par la République démocratique du Congo en 2006, 2011 et en 2018.
«Les trois cycles électoraux devraient nous servir de leçon et plus inspirer nos députés à être responsables des lois qu’ils votent. Ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale est tout simplement une déception non seulement pour la société civile qui avait remis un référentiel à toutes les autorités du pays pour de bonnes réformes, mais aussi pour la crédibilité des élections de 2023», explique-t-il à 24 News.
Tout en reconnaissant quelques efforts fournis par la commission PAJ de l’Assemblée nationale dans l’obtention des réformes souhaitées par la grande opinion, Joseph Nkinzo estime cependant que la loi organique telle que votée par la chambre basse du parlement, “est porteuse des germes des conflits et ne consacre pas l’autonomisation de la CENI ».
Le président du conseil national de la société civile appelle par ailleurs le président du Sénaténat comme “ancien membre de la société civile” et les parlementaires de l’Union sacrée pour la nation, à analyser minutieusement ladite loi, pour éviter au pays un éventuel chaos électoral.
«Nous pensons que le président du Sénat en tant qu’ancien acteur de la société civile, tiendra compte de notre référentiel sur les réformes électorales, et sa chambre va élaguer toutes les dispositions fâcheuses contenues dans cette loi afin d’aider la CENI à avoir une meilleure loi organique de son histoire», renchérit Joseph Nkinzo.
Le président du conseil national de la société civile invite également le chef de l’État à tenir compte des frustrations que provoque déjà cette loi bien avant sa promulgation et de peser de son pouvoir constitutionnel pour “qu’avec l’union sacrée, les mêmes causes ne produisent plus les mêmes effets”.
Pour rappel, l’assemblée nationale a voté mardi la loi organique dite Lutundula, portant fonctionnement de la CENI avec 15 membres dont un seul de la société civile comme président mais sans tous les pouvoirs essentiels.
Faustin Kalenga
