Le monde célèbre le 06 Février de chaque année la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), une pratique qui existe depuis des siècles à titre de rituel destiné à préparer les jeunes filles à la vie de femme.
Selon les Nations Unies, avec la pandémie de Covid-19 qui a entraîné la fermeture des écoles, les jeunes filles et femmes courent un risque de subir la pratique de mutilations génitales féminines.
«Deux millions de femmes et de filles pourraient subir des mutilations génitales féminines au cours de la prochaine décennie, en plus des 4 millions déjà à risque chaque année, parce que la Covid-19 oblige les écoles à fermer et perturbe les programmes qui contribuent à protéger les filles contre ces pratiques néfastes» ont averti les Nations Unies
Ici, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guteress et les Directrices exécutives de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) et de l’UNICEF, Dre Natalia Kanem et Henrietta Fore appellent à une mobilisation collective afin d’empêcher cette pratique.
« Nous devons agir maintenant pour empêcher que cela ne se produise », ont appelé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et
« J’invite instamment tous les gouvernements, les décideurs politiques, les organisations de la société civile et les autres acteurs à donner la priorité à la lutte contre les mutilations génitales féminines dans leurs réponses nationales à la Covid-19 », a déclaré M. Guterres.
L’ONU souligne que les mutilations génitales féminines (MGF) sont une « terrible violation des droits humains qui affecte la santé et le bien-être de millions de femmes et de filles dans le monde ». Cette pratique néfaste est « à la fois une forme de violence sexiste et une question de protection de l’enfance ». L’élimination des MGF est essentielle « pour mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles et pour parvenir à l’égalité des sexes ». Souligne l’ONU
Notons que, les mutilations génitales féminines consistent à faire l’ablation de certaines parties de l’appareil génital féminin et à mutiler les organes sexuels des jeunes femmes de façon permanente sans aucune raison médicale.
Yvette Ditshima
