La situation demeure confuse dans la cité d’Uvira, en province du Sud-Kivu, où des bombardements en provenance du Rwanda auraient causé plusieurs morts et provoqué d’importants déplacements de population.
Selon un communiqué du ministère de la Communication, rendu public mercredi 10 décembre, le gouvernement de la RDC accuse les Forces de défense du Rwanda (RDF) d’avoir utilisé des armes tactiques, notamment des drones kamikazes, entraînant la mort de nombreux civils.
Face à ces attaques, le gouvernement déplore une grave dégradation de la situation humanitaire, avec plus d’une centaine de personnes tuées et plus de deux cents autres contraintes de fuir leurs habitations.
Dans le même communiqué, le gouvernement congolais appelle tous les facilitateurs, issus notamment des accords de Washington, de l’accord de Doha et de l’Union africaine, à mettre en œuvre tous les moyens diplomatiques nécessaires pour renforcer la crédibilité des trois processus de paix susmentionnés, et mettre fin à la volonté délibérée attribuée à Paul Kagame de se détourner des accords de Washington à peine une semaine après leur signature.
Par ailleurs, le gouvernement exhorte le Conseil de sécurité des Nations unies à tout mettre en œuvre pour assurer l’application de la résolution 2773 (2025), qui exige la protection des populations civiles, la cessation des hostilités et l’arrêt de tout soutien aux groupes armés.
Signalons que ces attaques du M23 dans le tronçon Kamanyola, Uvira, survenues moins d’une semaine après les accords signés le 4 décembre à Washington entre Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda), auraient bénéficié, selon les autorités congolaises, d’un appui logistique et humain du Rwanda, en violation desdits accords.
Zéphyrin Pengume
