Le député national Justin Bitakwira exprime son inquiétude face à l’évolution de la situation sécuritaire dans la province du Sud-Kivu.
Intervenant le mercredi 8 juillet dans l’émission Le Débat sur Top Congo FM, l’élu d’Uvira a appelé le gouvernement et le haut commandement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à se rendre sur le terrain afin d’évaluer la situation et de renforcer la riposte face à la menace.
Selon Justin Bitakwira, la situation sécuritaire continue de se détériorer dans le Sud-Kivu. Il affirme disposer d’informations faisant état de mouvements de drones et d’appareils aériens qu’il attribue au Rwanda.
Face à cette situation, il demande au gouvernement et à l’état-major général des FARDC de se rendre au front afin de constater les réalités du terrain. Selon lui, la présence des responsables militaires permettrait de vérifier les informations disponibles et de prendre les décisions adaptées à l’évolution de la situation.
Le député national a également évoqué des soupçons de complicité qui, selon lui, méritent d’être élucidés. Il estime que l’évolution du conflit donne l’impression que les affrontements ne relèvent plus uniquement d’un face-à-face entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, mais impliquent désormais des acteurs locaux.
Par ailleurs, Justin Bitakwira estime que le gouvernement congolais a relâché la pression militaire, permettant ainsi, selon lui, au Rwanda et aux rebelles de l’AFC/M23 de reprendre certains territoires précédemment reconquis par les FARDC.
«« Nous avons relâché la pression, alors que nous avions déjà repris les trois quarts de Minembwe », a-t-il déclaré ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans l’est de la RDC. Les autorités congolaises accusent régulièrement le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, une accusation que Kigali rejette.
Elles interviennent également au lendemain des accusations du gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Jean-Jacques Elakano, qui a affirmé que des frappes de drones lancées depuis le Rwanda avaient fait 19 morts parmi les civils.
Les affirmations de Justin Bitakwira concernant les mouvements de drones, les soupçons de complicité et la reprise de certains territoires reflètent sa position et n’ont pas été corroborées par des éléments de preuve indépendamment vérifiés.
Zéphyrin Amboka Pengume
