Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean‑Jacques Purusi Sadiki, condamne avec fermeté le pillage de goudron survenu le 15 février 2026 à Mudaka, dans le territoire de Kabare. Dans un communiqué officiel, l’autorité provinciale attribue cet acte aux rebelles de l’AFC/M23/RDF, accusés d’avoir emporté des matériaux destinés à des travaux de réhabilitation routière.
Selon le communiqué, ces matériaux étaient stockés dans l’enclos des partenaires chinois en vue de la réhabilitation de la route Chivanga–Bunyakiri ainsi que du tronçon Amsar–UCB Kalambo, alors en cours d’exécution. Le gouvernorat estime que ce pillage compromet directement la poursuite de ces chantiers jugés prioritaires pour la mobilité et l’économie locale.
L’exécutif provincial souligne que cet incident intervient après un précédent vol de goudron destiné à la construction de la RN5 à Uvira. Pour les autorités, la répétition de tels actes traduirait une volonté de saboter les efforts de modernisation des infrastructures routières dans la province.
Le communiqué évoque également des préoccupations sécuritaires autour de l’enclos abritant les partenaires chinois, présenté comme un lieu où des civils auraient été victimes de mauvais traitements, une situation jugée particulièrement alarmante par le gouverneur.
Le gouvernement provincial rappelle que ces projets d’infrastructures résultent d’un plaidoyer mené auprès du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui avait répondu favorablement aux besoins exprimés par la population du Sud-Kivu.
Pour l’autorité provinciale, ces actes entravent le développement, fragilisent les espoirs de reconstruction et exposent davantage les populations à l’insécurité. Le gouvernorat réaffirme que la province a besoin de stabilité afin de garantir la paix, la sécurité et le droit au développement de ses habitants.
Gires Kasongo
