Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), engagées dans les opérations Sukola 2 Sud au Sud-Kivu, ont fermement condamné tout discours de haine et de division visant les communautés locales, tout en réaffirmant leur engagement à protéger l’ensemble de la population sans distinction.
Dans un communiqué rendu public lundi 19 janvier, l’armée congolaise réagit à une réunion tenue le samedi 17 janvier 2026 dans la ville d’Uvira par les Forces de Défense du Rwanda (RDF) et leurs supplétifs du mouvement M23-AFC, appuyés par les groupes TWIRWANEHO et RED TABARA.
Au cours de cette rencontre, des propos qualifiés de discriminatoires et haineux auraient été tenus, appelant les membres de la communauté Banyamulenge à quitter la ville d’Uvira.
Selon les FARDC, ces discours ont été accompagnés d’allégations selon lesquelles cette communauté serait marginalisée et exposée à des représailles de la part des Wazalendo après un éventuel retrait de l’armée rwandaise. Des affirmations que l’armée congolaise rejette catégoriquement.
Les FARDC dénoncent une instrumentalisation dangereuse des communautés, susceptible de semer la méfiance et de briser la cohésion sociale entre des populations qui ont toujours cohabité pacifiquement dans la province du Sud-Kivu.
Face à cette situation, l’armée congolaise tient à rassurer toutes les communautés vivant dans la région. Elle réaffirme sa détermination à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, et à défendre l’intégrité territoriale de la RDC, jusqu’au sacrifice suprême, si nécessaire.
Gires Kasongo
