La situation humanitaire se détériore de manière inquiétante dans les sites de déplacés de Mubugu, situés dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Près de 25 000 ménages, répartis dans 17 camps, vivent actuellement dans des conditions extrêmement précaires, a alerté ce jeudi 21 mai Isaya Benjamin, président de la société civile Forces vives du groupement de Bunyakiri.

Selon cette source locale, des milliers de familles déplacées font face à une pénurie aiguë de nourriture, à un accès limité à l’eau potable ainsi qu’à une prise en charge médicale insuffisante. Les conditions de vie sur ces sites sont jugées particulièrement difficiles, exposant les populations, notamment les enfants et les personnes vulnérables, à de graves risques sanitaires.

Isaya Benjamin précise que la majorité de ces personnes ont fui les violences et l’insécurité persistantes dans plusieurs localités du territoire de Kalehe et des zones environnantes. Arrivées dans les camps avec très peu de moyens de subsistance, ces familles dépendent quasi exclusivement de l’aide humanitaire, devenue insuffisante ces derniers mois.

«Les déplacés traversent une période extrêmement difficile. De nombreuses familles passent plusieurs jours sans nourriture, tandis que des malades n’ont pas accès aux médicaments ni à des structures de santé adéquates», a-t-il déploré.

Face à cette urgence humanitaire, la société civile de Bunyakiri appelle les organisations humanitaires, les autorités congolaises ainsi que les partenaires internationaux à une intervention rapide afin d’éviter une aggravation de la situation.

Elle plaide notamment pour une assistance alimentaire d’urgence, la prise en charge médicale des malades et l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans l’ensemble des sites concernés.

Gires Kasongo