Une vidéo devenue virale montrant des éléments du service national entrain de chicotter leurs collègues a envahi les réseaux sociaux le week-end dernier.
Interrogé sur la raison de cette » torture « , le Commandant du Service National, le Général Jean-Pierre Kassongo Kabwik, tout en signalant que cette vidéo date de 2020, a fait savoir qu’il ne s’agit pas d’une torture ,mais plutôt d’une correction,
D’abord je dois rectifier, ils ne sont pas entrain d’être torturer, ils sont entrain de recevoir des chicottes. Après mon retour du culte j’ai reçu la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montrant des personnes en tenue du service national entrain de chicotter les autres, j’étais quand même choqué parce que c’est la première fois que je vois cette vidéo et tout de suite j’ai voulu vérifier. Je suis présentement à Kinshasa, lorsque j’ai regardé la vidéo j’avais vu que c’était à Kanyama Kasese. Après vérification auprès de mes services ici à Kinshasa et sur place à Kanyama Kasese, j’ai pu noté quelques éléments, d’abord j’ai confirmé que c’est effectivement à Kanyama Kasese dans le centre de Mambwa où les jeunes communément appelés » Kuluna » sont entrain d’être encadrés, deuxième chose la vidéo n’est pas recente, c’est une vidéo qui date de 2020. Vous allez peut-être me poser la question de savoir comment j’ai su que c’était en 2020?
Lorsque vous regardez le fond de la vidéo derrière, les habitations qu’il y a, ce sont des habitations de 2020 qui étaient temporaire lorsqu’on nous avait reçu en bovembre 2020, ils avaient passé la nuit là-bas, depuis lors ces maisons n’existent plus ils sont dans des matériaux durables .
Ces habitations ont été détruites en décembre 2020 « , a fait savoir le numéro un dans une interview de nos confrères de top Congo .
Continuant sa réponse , Jean-Pierre Kassongo Kabwik donne les raisons pour lesquelles ces agents ont été fouetté ;
» Ils ont été fouetté parce qu’ils sont allés voler dans les champs des paysans qui avoisinent le centre de formation, précisément dans le champ de l’ancien Gouverneur de la province du Haut Lomami. Celui qui est venu dans le centre pour dire voilà vos bâtisseurs ont volé des maniocs et le commandant de l’unité de cette époque a estimé qu’il fallait les sanctionner.
L’armée a ses principes, ces jeunes gens, comme vous le savez tous, ne sont pas des garçons de coeur, ces jeunes gens sont partis de Kinshasa pourquoi ? Parceque les gens n’étaient pas contents d’eux parcevque les gens ont réclamé qu’il fallait le recadrer.
ces jeunes gens ont été source de beaucoup de violations en matière de droit des personnes, n’étant pas des garçons de coeur Arrivés à Kanyama Kasese, ils ont voulu rééditer les mêmes exploits qu’ils faisaient ici et pourtant à leur arrivée un code de bonne conduite leur avait été communiqué, ce que nous appelons le serment du bâtisseur, ils n’arrivent pas mettre fin à leurs mauvais comportements, malheureusement ils ont été surpris entrain de voler, que pouvait faire le pauvre commandant ? C’est ainsi que sur base de rapport qu’on lui avait donné, il avait peur que la situation puisse se généraliser, vous savez très bien, qu’au début de cette opération les voix se sont levées pour essayer de décourager cette opération, vous avez entendu des opérations de tout bord faire des déclarations, genre on a enlevé nos enfants, nous ne voulons pas que nos enfants aillent là bas…
Je cite ici particulièrement les notables de la commune de Kasese qui avaient fait des déclarations et avaient estimé que ces enfants vont être une source d’insécurité non seulement pour la commune de Kasese, mais aussi qu’ils allaient proliférer l’insécurité dans toute la province du Katanga, ils ont fait une déclaration que ces enfants vont violer les femmes, et qu’après on les retrouve faire ce qui faisait redouter les gens entant qu’un commandement responsable qu’allait il faire? « , S’est questionné Jean Pierre Kassongo Kabwik.
Signalons que le gouvernement congolais avait décidé de transférer les jeunes délinquants appelés communément » Kuluna » a Kanyama Kasese pour le compte du Service National. Sur place, ils apprennent des métiers pour leur réintégration sociale.
Zephy Pengume
