Lors de son passage à Uvira, le mercredi 21 janvier, le notable du Sud-Kivu Enock Sebineza a dénoncé ce qu’il qualifie de plan machiavélique du Rwanda en République démocratique du Congo, un projet qu’il affirme être en cours depuis 1996.

Selon lui, en quittant la ville d’Uvira, les forces rwandaises soutenant les rebelles de l’AFC-M23 auraient intentionnellement cherché à créer un climat de chaos et d’insécurité.

« Depuis trente ans, nous dénonçons cette démarche du Rwanda qui prétend venir nous protéger, alors qu’il ne vient que pour défendre ses propres intérêts, notamment le pillage des ressources de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.

Ce notable du Sud-Kivu, membre de la communauté Banyamulenge, a tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’il considère comme un plan visant à ternir l’image des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la ville d’Uvira.

Selon le président de la communauté Banyamulenge du Sud-Kivu, le Rwanda se rend coupable de massacres tout en se présentant comme une victime, alors que la RDC, elle, continue de résister.

Il estime par ailleurs que la communauté est utilisée comme bouc émissaire afin de justifier la poursuite du pillage des richesses congolaises. Une situation qui, selon lui, vient confirmer les dénonciations faites depuis plusieurs années par plusieurs organisations de défense des droits humains.

Notons que, d’après plusieurs sources locales, après le départ de l’AFC-M23/RDF d’Uvira, plusieurs militaires rwandais seraient restés sur place en tenue civile dans le but de semer la panique et de discréditer les forces loyalistes.

 

Zéphyrin Pengume