Le cortège du président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a été la cible de cinq attaques le 25 août, pendant son retour alors qu’il se rendait de l’aéroport international de N’djili vers le siège de l’ECiDé, dans le District de Tshangu, à Kinshasa.

Dans une déclaration via son compte X ,l’opposant affirme que les assaillants appartiendraient à la  » Force du Progrès « , qu’il présente comme proche du pouvoir, et les accuse de chercher à intimider les acteurs de l’opposition.

Dénonçant une situation qu’il qualifie d’ » inadmissible « , Martin Fayulu appelle les autorités à procéder au démantèlement sans délai de cette structure.

L’opposant a également salué l’intervention de la Police nationale congolaise et de certains jeunes qui, selon lui, ont contribué à maîtriser les personnes présentées comme les assaillants.

Malgré ces incidents, Martin Fayulu assure que son engagement politique ne sera pas affecté ;

 » Aucune intimidation ne nous fera renoncer à notre combat ! », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi sa détermination à poursuivre ses activités politiques.

Ces accusations interviennent dans un contexte politique marqué par de fortes tensions en RDC.

Au-delà de cet incident, que Martin Fayulu présente comme n’étant pas isolé, une question demeure : la liberté politique peut-elle réellement s’exercer lorsque les cortèges des acteurs politiques deviennent des cibles ?

Cette interrogation mérite une réponse sérieuse, d’autant que l’article 30 de la Constitution de la RDC consacre la liberté de circulation sur le territoire national. La sécurité des acteurs politiques et le respect de leurs libertés fondamentales restent ainsi au cœur du débat.

Zephyrin Amboka Pengume