Dans le cadre de sa politique de modernisation et de rationalisation de son administration, la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a lancé, le mardi 13 octobre 2026, une opération d’identification biométrique de ses membres et de l’ensemble de son personnel.
Cette initiative poursuit un double objectif : assainir et sécuriser le fichier du personnel de la Haute Cour, d’une part, et délivrer des cartes de service biométriques infalsifiables, d’autre part.
Le lancement de l’opération a été marqué par la participation du président de la Cour constitutionnelle, le professeur Dieudonné Kamuleta Badibanga. En se soumettant lui-même à la procédure d’enrôlement et en obtenant sa carte de service, il a donné l’exemple et témoigné de l’engagement de l’institution en faveur de cette réforme.
Ce geste traduit la volonté de la présidence de faire de la Cour constitutionnelle un modèle de bonne gouvernance administrative.
L’opération concerne plusieurs catégories de membres et d’agents de l’institution, notamment :
– Les neuf juges de la Cour constitutionnelle ;
– Les membres du parquet général près la Cour constitutionnelle ;
– Les membres des différents cabinets ;
– Le personnel administratif et technique, y compris les greffiers.
Chaque membre et agent concerné est ainsi appelé à se faire enrôler afin de disposer d’une identité professionnelle unique et sécurisée.
Au-delà de l’identification du personnel, cette démarche vise à améliorer la gestion administrative et à renforcer les mécanismes de contrôle au sein de la Haute Cour. Elle devrait notamment permettre de lutter contre les doublons et la présence éventuelle d’agents fictifs grâce à la constitution d’un fichier centralisé et fiable.
La mise en place de cartes biométriques devrait également contribuer à sécuriser l’accès aux installations de la Cour, à renforcer la traçabilité des opérations administratives et à améliorer la gestion des ressources humaines.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’appareil judiciaire congolais et de transition vers une administration publique davantage numérisée.
À travers cette opération, la Cour constitutionnelle entend ainsi renforcer la transparence, la rigueur et la redevabilité dans la gestion de ses services, tout en poursuivant sa mission de garante du respect de la Constitution.
Zephyrin Amboka Pengume
