La boîte noire de l’avion de la compagnie Tracep Congo Aviation, qui s’est écrasé le 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, a été retrouvée puis acheminée à Kinshasa. Son exploitation devrait permettre aux enquêteurs d’obtenir des éléments techniques sur les dernières minutes du vol et de mieux comprendre les circonstances du drame.

L’appareil, un Let 410 immatriculé 9S-GUC, effectuait la liaison entre Kikwit et Kinshasa lorsqu’il a rencontré des difficultés en survolant Kenge. Selon les premières informations recueillies sur place, le pilote aurait cherché un endroit où effectuer un atterrissage d’urgence avant que l’avion ne s’écrase dans une parcelle du quartier Manzau, dans la commune de Masikita. Avec ce nouvel élément, d’aucuns espèrent que les enquêtes vont avancer pour déterminer les causes de ce crach dans in contexte ou les spéculations vont dans tous les sens.

Le bilan communiqué après l’accident a finalement été porté à 17 morts, soit 13 passagers et quatre membres d’équipage. Parmi les victimes figurent notamment les lieutenants-généraux Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC.

Dès les premières heures, le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA) a dépêché des enquêteurs sur le site. Une enquête judiciaire a également été ordonnée afin d’établir les faits, les circonstances et les causes précises de l’accident. Les enquêteurs doivent notamment confronter les données de la boîte noire aux constatations techniques réalisées sur l’épave et aux témoignages disponibles.

En attendant les conclusions officielles, le ministère des Transports a suspendu les activités de Tracep Congo Aviation et ordonné le retrait immédiat de son certificat de transporteur aérien. Les autorités congolaises devront désormais déterminer si le crash résulte d’une défaillance technique, d’un problème opérationnel ou d’une combinaison de facteurs. La boîte noire constitue ainsi une pièce essentielle pour faire progresser l’enquête.

JAM